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LE LIFTING


Il s'agit d'une intervention chirurgicale réalisée en ambulatoire. Vous entrez en clinique le matin de l’intervention et vous ressortez le lendemain matin. Elle comporte les risques de tout acte chirurgical, si minime soit-il.
Il corrige avec prédilection l'affaissement du cou et l'ovale du visage.

AVANT L'INTERVENTION
Un bilan de santé comprenant un examen de sang et un E.C.G. sont pratiqués 15 jours avant l'opération. Si on doit pratiquer dans le même temps opératoire une chirurgie des paupières, il sera nécessaire de faire réaliser un bilan ophtalmologique.
Il conviendra de faire pratiquer votre coloration habituelle, dans les 5 jours précédant l’opération, car ceci ne sera plus possible pendant les 3 semaines qui suivront.
Il n’est pas conseillé de faire faire une mise en pli, la veille de l’opération, le pansement l’abimera. Par contre, il est important d’avoir des cheveux propres. Nous vous conseillons de les laver la veille de l’opération à la Bétadine Scrub. Une ordonnance vous sera donnée à cet effet.
Aucun cheveux ne sera rasé ni coupé, avant ou pendant l’opération.
Un dossier photographique sera établi. Il permettra par comparaison entre une photographie de vous entre 20 et 30 ans et une photographie actuelle d’estimer les points à corriger pour seulement « faire marche arrière » sans vous changer. Il ne faudra pas oublier de l’apporter le jour de l’intervention.

L'OPERATION
Elle nécessite une anesthésie générale. C’est l’une des interventions les plus longues de la chirurgie esthétique, mais ceci s’explique par le soin particulier qu’elle demande.
Il peut arriver que l’on soit obligé de placer un petit drainage derrière l’oreille pour éviter les hématomes. Il sera enlevé le lendemain matin avant de quitter la clinique.

APRES L'OPERATION
Avant de quitter la clinique, une infirmière vous lavera les cheveux afin d'en chasser le sang. Elle fera également un brushing et un massage facial pour accélérer la résorption de l'œdème. La sortie de la clinique se fait sans pansement aucun, avec le minimum de marques visibles.
L'opérée ne doit pas s'effrayer:
- d'un gonflement qui peut être plus accentué le deuxième jour que le premier,
- d'ecchymoses dans la région du cou ou la région du menton;
- d'une sensation de tension douloureuse, surtout en arrière des oreilles.
On retire les fils, en règle générale, en 2 fois, vers les 5ème et 9ème jours.

Une chose est importante à savoir. Schématiquement on est :
- au septième jour présentable pour les intimes
- vers le douzième jour présentable pour les amis,
- mais pour paraître devant une personne dont on veut qu’elle ignore l’intervention, il y a lieu de prévoir 3 semaines

A PARTIR DU PREMIER MOIS
Le gonflement a, en règle générale, presque disparu. Mais il persiste une légère induration des zones décollées, plus palpable que visible. De plus les oreilles ne récupéreront leur sensibilité normale qu'un ou deux mois plus tard.
Quant aux cicatrices, elles sont cachées en avant et en arrière par les cheveux. La seule zone où elles sont légèrement visibles est en avant de l'oreille (on peut temporairement les masquer par un artifice de coiffure).

AU BOUT DE DEUX MOIS
On peut avoir une très bonne idée du résultat définitif. Les cicatrices sont devenues presque invisibles.
Pour schématiser le déroulement des suites post-opératoires, on peut dire que vous serez bien au deuxième mois, très bien au sixième mois et parfaite au bout d’un an.

LES COMPLICATIONS sont exceptionnelles.
- L’hématome
Il représente 3% des complications. Il sera prévenu par un drainage aspiratif. S’il est installé, il faut l’éliminer immédiatement.
- La paralysie faciale.
La multiplicité des rameaux nerveux et leurs anastomoses rendent difficile la survenue d’une paralysie faciale définitive. On peut cependant rencontrer des paralysies au niveau de la commissure buccale ou du front. Elles régressent en général en moins de 6 mois, sans séquelle.
- Les nécroses cutanées.
Elles sont rares, et liées à une tension trop importante sur la peau pré ou rétro-auriculaire. Il existe cependant une population à risques plus importants. Ce sont les personnes qui fument plus d’un paquet de cigarettes par jour. La nicotine du tabac est un vasoconstricteur périphérique puissant. Aussi est-il conseillé de freiner la consommation de tabac avant un lifting facial, et même si possible d’arrêter de fumer.
- L’anesthésie du lobule de l’oreille.
Bien que rare, elle peut survenir quand le chirurgien coupe accidentellement le nerf qui lui donne sa sensibilité
- Les troubles capillaires.
Ils comprennent aussi bien les alopécies que les décalages des lignes d’implantation du cuir chevelu. Il faut attendre plusieurs mois avant de parler d’alopécie, car très souvent les cheveux tombent à proximité des cicatrices, puis repoussent à partir du 3ème mois.
Des décalages de la ligne d’implantation du cuir chevelu peuvent survenir. Ils sont beaucoup plus difficiles à traiter.

EXCEPTIONNELLEMENT
On peut être amené à faire des retouches, afin d'atténuer une cicatrice ou de combler une petite zone d'alopécie (chute de cheveux)
Il faut pour finir tenter de répondre à une question fréquemment posée : Combien de temps "tient" un lifting ?
Cette question est en réalité mal posée, car on ne peut pas dire que l'effet d'un lifting devienne nul au bout d'un certain délai. Nous avons tous "un potentiel de dilatation cutanée" qui fait que notre peau devient trop grande pour notre squelette. Le lifting permet de faire "machine arrière", mais le processus cutané continue son évolution et, quand on est amené à faire une ré intervention, la correction nécessaire est beaucoup moins importante que celle que l'on aurait à faire en cas de première intervention.
En revanche, la question : "Après combien de temps peut-on raisonnablement faire une ré intervention?" est bien posée. La réponse est précise : en l'absence de circonstances aggravantes intercurrentes (maladies, amaigrissement...), dix ans constituent un délai moyen (Pr Guy Jost).

Développement et intégration : Célypse