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L'OPERATION DES HANCHES ET DES CUISSES


LE LIFTING DE LA FACE INTERNE DES CUISSES

Il s'agit d'une intervention chirurgicale qui peut-être réalisée en ambulatoire.
Elle comporte les risques de tout acte médical si minime soit-il.
Elle corrige avec prédilection l'excédent cutanéo-graisseux vertical situé à la face interne des cuisses.
Elle associe une liposuccion de l'excédent graisseux à une résection cutanée, qui ne laisse qu'une cicatrice dissimulée dans le sillon génito-crural.

AVANT L'INTERVENTION
Un bilan de santé comprenant des examens de sang et un examen cardio-vasculaire, si vous avez plus de cinquante ans, est pratiqué 15 jours avant l'opération. Avec ce bilan vous devrez voir l’anesthésiste en consultation d’anesthésie préopératoire.
Du fait des problèmes d'hygiène inhérents à la région, il conviendra 7 jours avant l'opération de placer des ovules de Flagyl, et de se laver la face interne des cuisses et les organes génitaux avec de la Bétadine Scrub.
Juste avant l'opération, un dossier photographique est réalisé, et des points de repères sont tracés directement sur la peau, la patiente étant en position debout.

L'OPÉRATION
Elle est réalisée sous anesthésie générale.
L'ensemble de la pilosité pubienne sera conservé. Elle sert de repère pour la position des cicatrices.
L’intervention dure en moyenne une heure et demi, selon l’importance du geste à effectuer.
Aucun pansement n'est utilisé, car trop difficile à maintenir propre. Par contre on met en place dès la fin de l'intervention un lipopanty.

LES SUITES IMMÉDIATES
Le lipopanty ne sera pas enlevé avant le premier pansement. Il est possible de prendre une douche, en le conservant, dès le lendemain de l'opération. Il sera séché directement sur vous à l'aide d'un sèche-cheveux.
Un œdème et des hématomes peuvent se produire. Ils régresseront en 10 à 15 jours. Il conviendra d’éviter tout mouvement pouvant étirer les cicatrices, car il existe un risque de lâchage des sutures.
Les fils sont enlevés en 2 fois, aux 8ème et 15ème jours.
Il y a lieu de prévoir un arrêt de travail de 1 à 3 semaines, selon le métier exercé.
Nous déconseillons le port de culottes dont la bordure appuierait sur les sutures et serait douloureuse, nous suggérons le port de culottes flottantes.


COMPLICATIONS

L’hématome
Il peut survenir même chez des patientes ayant eu un drainage postopératoire.

L’infection
Paradoxalement rare, elle se traduit le plus souvent par des lâchages de suture qui vont cicatriser spontanément en quelques semaines.

L’épanchement de lymphe
Il s’agit d’un suintement, qui apparaît vers le 7ème jour postopératoire. Il se traduit par une augmentation de volume de la cuisse correspondant à une collection liquidienne.
Son traitement consiste en des ponctions répétées.

Les nécroses cutanées
Elles sont liées à un décollement trop superficiel ou à une tension excessive sur la peau...

Les accidents thrombo-emboliques
Ils constituent le risque de tout acte chirurgical, mais sont relativement rares dans ce type de chirurgie. Ce sont la phlébite ou l’embolie pulmonaire.

Les cicatrices
Elles peuvent être hypertrophiques, de mauvaise qualité (échelle de perroquet), ou mal positionnées, « syndrome de la jarretière rouge ». Cette dernière est due à une migration vers le bas d’une cicatrice dont les points de fixation au ligament de Cooles ont lâché.

Les brides périnéales ou pubienne, la béances vulvaire
Ces complications exceptionnelles sont dues à une résection cutanée trop importante, associée à l’absence de fixation au ligament de Cooles.

Développement et intégration : Célypse